Concours photo printemps 2018

Concours Printemps 2018
Mazères le Domaine du Printemps ?

Déjà fin mars, sur notre calendrier nous avons noté le 21 Mars, équinoxe de printemps, nous sommes prêts depuis longtemps, nous attendons les frêles passereaux, rameurs infatigables qui traversent les mers et les continents pour rejoindre le havre de Mazères.

Les ailes déployées des rapaces ont porté les aigles et les milans qui vont nous ravir de leurs vols planés, l’emblématique échasse est enfin arrivée après son hivernage africain.

Le printemps, saison de renaissance pour la nature, a fait crépiter nos boîtiers et nos pupilles, les membres du DDO, témoins privilégiés de cette saison et de ces changements, ont tous l’image magique de la parade du mâle ou de l’offrande à Madame.

Au moment où les alertes sont nombreuses quant à la diminution du nombre d’espèces et d’oiseaux, notre association peut montrer la vitalité du site privilégié qu’est le Domaine des Oiseaux de Mazères.

A vos mémoires des années 2015 à 2018 pour les plus belles photos printanières prises entre le 21 Mars et le 21 Juin.
Le gagnant recevra le livre d’un très grand photographe animalier : Mara Magic de Kyriakos Kaziras, www.kaziphoto.com/fr/livres/mara-magic. Valeur 39,90€.

Rappel des règles pour participer au concours :
Uniquement les membres de l’association « Les Amis du Domaine des Oiseaux » peuvent participer et voter !

– Propositions des photos : du 8 AVRIL 2018 au 15 JUIN 2018.
– les votes : du 16 au 30 JUIN 2018

PARTICIPEZ ICI

Les sélections photos de Mars 2018

Le mois de mars est le dernier mois de l’hiver. C’est là que le printemps commence vraiment à pointer le bout de son nez, avec les premiers arbres qui fleurissent, les chemins qui se colorent de pulmonaires et de ficaires, et par endroits les premières orchidées, les Ophrys de mars. C’est aussi au mois de mars que le début de la migration des oiseaux commence réellement.

Une grue cendrée solitaire s’est arrêtée au domaine, certainement fatiguée par son voyage vers le nord. Elle s’est reposée ici quelques jours, avant de repartir, certainement avec un autre groupe de grues passant par là.

Une autre migratrice rare mais régulière, la marouette ponctuée. Elle est restée au domaine au moins 3 semaines pour se restaurer. C’est sans aucun doute la star du mois ! Ces oiseaux, plus communs à l’est de l’Europe qu’à l’ouest, nichent de façon éparpillée dans presque tous les départements Français. La population française est en diminution, principalement à cause de la perte de leur habitat aussi bien dans les zones de reproduction que d’hivernage (Afrique tropicale surtout, mais aussi Maghreb).

Nous avons aussi eu nos premiers petits gravelots et échasses blanches ! Mais il n’est pas rare que les premiers migrateurs ne soient pas les premiers nicheurs. Peut-être continueront-ils leur route. Autre limicole qui lui ne niche pas ici, le chevalier gambette. Trois d’entre eux ont été observés à la fin du mois. Toujours chez les limicoles, les chevaliers culblanc qui eux étaient présents tout l’hiver sont encore assez nombreux. Ils ne vont pas tarder à aller sur leurs sites de reproduction, dans la taïga de Scandinavie, Russie, des pays Baltes et de la Pologne, où ils nichent dans de vieux nids de merles ou de grives. Les bécassines des marais elles aussi vont bientôt partir, mais certaines resteront nicher dans le pays. Les hérons cendrés sont également moins nombreux, les adultes reproducteurs étant dans leurs héronnières.

Quelques vols de pipits farlouses passent au-dessus des champs et prairies. Les bergeronnettes grises sont nombreuses à être observées dans les pelouses, cherchant petits diptères et pucerons. Les pouillots véloces eux aussi sont en nombre, se délectant de diptères fraîchement éclos et du nectar des premiers arbres fleuris. Nous les entendons également chanter, ainsi que les linottes, les bruants zizi, les cisticoles, les roitelets triple-bandeau, les mésanges, les tariers pâtres et même les cochevis huppés. Les pics et les sittelles s’activent eux aussi dans le petit bois.

Les passereaux hivernants ne sont pas encore repartis, il reste toujours quelques grosbecs, pinsons du nord et tarins, mais leur nombre a sérieusement diminué.

Les canards aussi se font moins nombreux. Il reste encore quelques sarcelles d’hiver et quelques canards souchets ça et là, et une poignée de sarcelles d’été ont fait halte sur les étangs. Deux ouettes d’Egypte ont été photographiées également, c’est le deuxième passage cette saison !

Certains oiseaux ne perdent pas de temps et commencent déjà à construire leur nid, c’est le cas des cigognes blanches et des troglodytes mignons. D’autres sont plus en avance encore, certains canards colverts ont déjà eu des canetons ! Les martins pêcheurs, très discrets, commencent également à aménager leurs trous pour la nidification et sont plus rarement observés depuis les affûts.

Les milans royaux se font plus rare, et sont petit à petit remplacés par les milans noirs.

Côté mammifères, les chevreuils sont toujours aussi beaux avec leurs bois de velours, et les écureuils, eux, commencent à perdre leurs touffes de poils aux oreilles en prévision des beaux jours.

Les insectes s’activent de plus en plus dès qu’il fait beau, les premières aurores parcourent les chemins à une allure folle, accompagnées de citrons et de tircis. Les premières abeilles solitaires, pour le moment surtout des osmies cornues, ont pris possession de l’hôtel à insectes, nettoient les loges pour la future génération. Les pisaures sont nombreuses à affûter dans les hautes herbes, et les premières saltiques sont observées, chassant activement.

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica
Conseiller scientifique : Jean Joachim

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