LES SÉLECTIONS PHOTOS DE MAI 2018

En ce mois de mai, la nidification des oiseaux a bien démarré. Les échasses blanches couvent et défendent leur territoire contre le moindre intrus. Il y a au moins 4 couples. Les couples se forment aussi chez les sternes, nous avons pu assister en ce début de mois à plusieurs offrandes mais également à quelques disputes ! Finalement, ce ne sont pas moins de 6 sternes qui couvent sur l’ilôt d’Augé. Les canards colverts, eux, sont bien plus précoces, les canetons ont bien grandi. Il ne leur manque plus que les plumes aux ailes. Plus discrètes lors de la couvaison et de la construction du nid, les foulques et les poules d’eau se sont aussi reproduites, et plusieurs familles sont visibles notamment à l’affût du héron.

Parlons de la rareté du mois : la talève sultane. Cet oiseau n’est normalement visible que sur le pourtour méditerranéen. D’abord présente en Languedoc-Roussillon, elle a par la suite colonisé la Camargue. Les migrations concernent surtout les juvéniles, qui s’en vont coloniser d’autres territoires. Mais certains adultes migrent aussi vers d’autres horizons. Celle-ci s’est certainement un peu éloignée de sa route initiale, pour le plus grand bonheur des photographes. Souhaitons lui de trouver une roselière à son goût et une autre populations de talèves.

Alors que la migration s’essouffle peu à peu, les derniers migrateurs passent au domaine, comme quelques balbuzards pêcheurs, une sarcelle d’été, un vanneau huppé et un chevalier gambette. Ce dernier, visiblement blessé à la patte, a choisi de rester quelques jours à Mazères pour se restaurer et se reposer. Nous lui souhaitons bonne chance et espérons qu’il se rétablisse au plus vite. D’autres limicoles qui ne se reproduisent pas ici sont également visibles. Quelques chevaliers guignettes, qui sont plutôt communs et un aboyeur assez peu pressé, certainement allant nicher dans une contrée nordique tardivement libérée des neiges. Les passereaux nicheurs construisent les nids et délimitent leur territoire en chantant, notamment les tariers pâtres, les cisticoles des joncs et les bruants zizi. Hypolaïs polyglotte et fauvette grisette, absent en hiver, sont eux aussi bien installés ! Idem pour les tourterelles des bois, très nombreuses, qui animent la campagne de leur chant roucoulé et doux. Les discrètes pies-grièches écorcheurs sont parfois visibles trônant au sommet des haies.

Les cigognes, bien que leurs jeunes soient nés, continuent sans cesse de réparer et améliorer leur nid en amenant de nouvelles branches. Côté Ardéidés, les hérons garde-boeufs ne sont presque plus présents, ils ont certainement rejoint les colonies proches. Nous voyons toujours des aigrettes garzettes, et les bihoreaux gris font parfois une apparition diurne.

Les insectes sont de plus en plus nombreux, quelques papillons commencent enfin à sortir comme les argus verts et les azurés communs, tandis que nous observons encore des vulcains. Les panorpes ou mouches scorpions sont aussi assez nombreuses dans la végétation, de préférence dans les haies. On les observe assez souvent sur les toiles d’araignées, en train de se délecter des proies de ces dernières. Les libellules éclosent également, nous avons pu observer brièvement la libellule fauve. Les lézards verts sont aussi de plus en plus nombreux, il est très fréquent de les observer se chauffant au soleil sur le bord des chemins.

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica
Support scientifique : Jean Joachim

N’hésitez pas  à laisser vos impressions

DECOUVRIR LA SELECTION