LES SELECTION PHOTOS AOUT 2018

Nous sommes au plein coeur de l’été, et cette année la sècheresse est moins présente que l’an passé.
Les jeunes oiseaux découvrent quand même ce qui les entoure sous un soleil de plomb. Certains savent tirer parti de cette chaleur, comme ce jeune Bihoreau gris qui a saisi une écrevisse quittant certainement la petite mare dans laquelle elle vivait pour rejoindre un autre point d’eau.
Certains jeunes sont encore un peu plus insouciants. C’est le cas des jeunes Sternes pierregarins, qui se font encore nourrir par leurs parents. Bientôt, elles apprendront à pêcher, puis entameront leur longue migration vers l’Afrique.
D’autres encore apprennent à trouver leur nourriture sous l’oeil attentif de leurs parents, comme c’est le cas pour cette jeune Fauvette à tête noire surveillée par son père.

L’été est aussi la période de la mue. Chez les canards, elle commence assez tôt. Ces derniers perdent toutes leurs rémiges, c’est ainsi que les oiseaux se retrouvent plusieurs semaines dans l’incapacité de voler, jusqu’à ce que les nouvelles plumes repoussent. Les superbe couleurs des mâles disparaissent également, c’est le plumage dit d’éclipse. Ces derniers ressemblent alors beaucoup plus aux femelles. Certains critères permettent de les différencier de ces dernières, par exemple chez le Canard souchet le mâle (adulte) a la tête légèrement plus sombre et son oeil n’est pas brun mais bien jaune. Le mâle du Canard colvert, lui, garde son bec jaune.
Un autre oiseau chez qui la mue ne passe pas inaperçu : la Pie bavarde. Cette dernière perd les plumes de la tête et du cou en grand nombre lors de cette période, laissant apparaitre sa peau grise. Certains individus peuvent se retrouver complètement chauves !

La migration est encore assez discrète mais la Marouette ponctuée est toujours présente, pour le plus grand bonheur des photographes et observateurs. Nous avons également eu le passage de deux jeunes Petits gravelots ainsi que d’un Chevalier aboyeur.

Le milieu et la fin de l’été sont aussi la saison des Argiopes frelon, qui peuvent parfois pulluler dans les hautes herbes. La toile de cette araignée est particulière, puisqu’elle possède une bande de soie zigzagante appelée stabilimentum. L’utilité de cette bande n’est pas bien connue, elle pourrait servir de stabilisateur donnant une résistance supplémentaire à la toile contre les intempéries, d’amortisseur de vibrations, de réfléchisseur de lumière ultraviolette attirant ainsi les insectes pollinisateurs, de perturbateur lors de l’attaque d’un prédateur ou encore d’aide pour que l’araignée se camoufle sur sa toile. Ce dernier point est bien plus aisé à comprendre avec les araignées du genre Cyclosa, bien plus petites que les argiopes, et qui ont sur leur toile un stabilimentum vertical garni de leurs proies. L’araignée se tient au milieu de cette ligne et passe inaperçu au milieu de tous ces restes de repas.

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica

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