Les sélections photos JANVIER 2019

Cette fois, l’hiver est bien installé, non pas qu’il fasse très froid, mais le mauvais temps est bien présent. Nous avons eu droit à quelques belles gelées matinales.

Les oiseaux les plus précoces commencent leurs parades. C’est le cas des Canards colverts et des Sarcelles d’hiver. Les mâles de ces dernières poussent un sifflement aigu, courbant le dos de manière à joindre l’arrière de la tête avec le croupion. La période donne lieu à quelques disputes. La parade des Canards souchets est un peu plus discrète, en tout cas chez nous, où nous pouvons apercevoir les hochements de tête des mâles et des femelles.

Autour des étangs il est possible d’observer les hivernants qui restent discrets, comme les Bécassines des marais, bien souvent camouflées dans la végétation. 
Les Bruants des roseaux sont un peu plus actifs, mais tout aussi difficiles à photographier. Il existe chez nous deux groupes de bruants des roseaux : les plus largement répartis, ceux à bec fin (sous-espèce schoenilus) et ceux à bec épais (sous-espèce intermedia). La deuxième sous-espèce se rencontre sur le pourtour méditerranéen, les hivernants de Mazères sont donc tous des « bruants des roseaux à petit bec ».

Il est plus facile en cette période défoliée d’observer la chasse du Roitelet triple-bandeau. Sautillant et voletant de branche en branche, cet insectivore cherche activement les invertébrés se cachant sous les feuilles encore accrochées aux arbres, dans les herbes hautes et les branchages. Les photographes le savent, c’est un petit oiseau très remuant ! Le plus petit d’Europe.

Les plus chanceux pourront observer les Foulques macroules brouter dans la pelouse de l’affût du chasseur. Elles ne sortent de l’eau, qui est réellement leur élément, que lorsqu’elles se sentent en sécurité. Et y retournent aussi vite au moindre dérangement.

Le plus gros de l’activité se trouve encore à la mangeoire. Ce mois-ci, un Tarin des aulnes s’est aventuré dans la zone. Mais pour le moment, les autres n’ont pas suivi. Autre visiteur assez peu courant, le Chardonneret élégant. Vous pourrez l’observer en bien plus grand nombre sur les fruits des platanes qui bordent le parking principal du domaine.

La petite bête du mois est un arachnide assez discret et très petit, le Pseudoscorpion. Les Pseudoscorpions sont un ordre d’arachnides, au même titre que les araignées (Araneae) et les Opilions (Opiliones). Leurs pédipalpes sont modifiées en pinces, comme les scorpions, mais ils ne possèdent pas la queue de ces derniers. Ils sont capables de produire de la soie, par un orifice qui sort des chélicères (qui correspondent chez les araignées à l’appendice qui porte les crochets). Il en existe 120 espèces en France. Pour en trouver, il faut chercher dans la litière, le bois mort, dans les cavernes et parfois aussi dans les nids d’oiseaux. Ils se nourrissent de collemboles et d’acariens. Bien que capables de se déplacer grâce à leurs pattes, certains d’entre eux prennent un « taxi », ils s’accrochent avec leurs pinces à d’autres invertébrés (surtout des diptères et des coléoptères). Ce mode de déplacement s’appelle la phorésie. En ce qui concerne l’individu photographié, il appartient à la famille des Chthoniidae, qui se reconnait à ses deux paires d’yeux et au céphalothorax rétréci à la base (au point de jonction avec l’abdomen). Il mesurait 2mm de long.

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica
Coordination : Christophe



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