Archives pour la catégorie – Expos

Sélections JUIN 2019

C’est la saison des jeunes !

Beaucoup de petits sont observables en ce moment, la plupart encore nourris par leurs parents. Un jeune Pic vert s’est approché très près d’un observatoire, ce qui permet de bien voir son plumage moucheté.
Un jeune Hypolaïs polyglotte a été photographié également. Les plumes de la queue très courtes indiquent un tout jeune oiseau qui vient de sortir du nid.

Quelques petites Échasses blanches sont nées également. Elles sont sous la protection de leurs parents, qui les surveillent sans arrêt et les réchauffent sous les plumes de leur ventre. Mais il arrive parfois que les prédateurs soient plus tenaces, comme cette Pie bavarde, qui a réussi à attraper un jeune. C’est une scène très dure à voir, mais elle aussi a des petits à nourrir.

La plupart des Sternes pierregarins couvent encore, bien que certains poussins soient nés. Dès qu’un intrus passe dans le coin, il se fait houspiller, comme cette Aigrette garzette qui n’est pas resté sur l’îlot bien longtemps.

Nous avons également eu un passage d’ardéidés non nicheurs ici : un Héron pourpréet un Crabier chevelu, ayant terminé ou raté leur nidification. Ils traînent aux alentours avant de redescendre d’ici 1 mois ou deux vers le sud.

Autre passage, mais familial cette fois : des Guifettes noires. Un groupe d’une dizaine d’individus, jeunes et adultes, a survolé l’étang d’Augé. Il s’agit très probablement de nicheurs qui viennent du nord, peut-être de Brenne par exemple, et commencent à repartir tranquillement vers leurs quartiers d’hiver.

La saison des insectes bat son plein ! Beaucoup de libellules sont de sortie, comme cet Orthétrum à stylets blancs. Il ressemble comme deux gouttes d’eaux à l’Orthétrum réticulé, mais les appendices à l’extrémité de son abdomen sont blancs.
Un papillon assez particulier, la Carte géographique. Elle vole en deux générations. La première, dite vernale, est issue de chrysalides ayant passé l’hiver. Les papillons apparaissent vers le mois de mai et ont le dessus des ailes orange tacheté de noir. La seconde génération, qui apparaît vers la mi juillet, a le dessus des ailes très sombre, presque noir, avec une rangée de taches blanches. Cela s’appelle le dimorphisme saisonnier.

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica, Christophe.
Recherche et rédaction : Jessica
Coordination : Christophe



LES SÉLECTIONS PHOTOS MAI 2019

Nous sommes en plein cœur du printemps, certains oiseaux se font discrets alors qu’ils couvent, tandis que pour d’autre l’élevage des jeunes bat son plein.

C’est notamment le cas de quelques passereaux, comme le Merle noir et la Cisticole des joncs qui ont pu être observés faisant des réserves d’arthropodes dans leur bec.
D’autres sont plus en avance. Les Mésanges charbonnièresTariers pâtres et Mésanges à longue queue doivent déjà s’occuper des jeunes fraîchement sortis du nid !
Les Cigognes blanches du centre de réintroduction sont elles aussi en plein élevage des jeunes. 

Les Sternes pierregarins sont passées à l’étape supérieure, puisque quelques accouplements ont été observés. 

Nous avons eu la surprise d’observer un couple de Fuligules morillons, espèce assez peu courante au domaine. En France, ces oiseaux nichent dans les 2/3 nord du pays et aussi en petits effectifs sur le pourtour méditerranéen. C’est un canard plongeur, qui se nourrit de mollusques, de larves d’insectes et de végétaux.

D’autres migrateurs passent encore, ce mois de mai a été assez riche en observations. Combattant variéChevalier gambetteGrand gravelotChevalier aboyeurChevalier sylvain et Bécasseau variable. Ces derniers commençaient à mettre leur beau plumage nuptial au ventre noir.

Autre oiseau qui niche dans nos campagnes, la Pie-grièche écorcheur. Elle ne se reproduit pas sur le domaine, et bien que nicheuse dans les environs, on ne la voit pas si souvent que ça. C’est un oiseau qui chasse à l’affût, surtout de gros insectes mais il lui arrive d’attraper de petits mammifères, reptiles ou oiseaux. Elle empale parfois ses proies pour les décortiquer plus facilement ou pour faire des réserves, sur des buissons épineux ou du fil de fer barbelé. Ces réserves sont appelées « lardoirs ».

Observation toujours intéressante, bien que relativement fréquente, un Aigle botté. Un nombre assez important de couples se reproduit au pied des Pyrénées. Bien sur, le passage de cet oiseau déplaît fortement aux corneilles, qui ne cesseront de la poursuivre que lorsqu’il se sera éloigné de leur territoire.

Avec la végétation qui devient de plus en plus touffue et les températures qui se réchauffent, de nombreux arthropodes entament leur cycle annuel.
Dans les herbes hautes, il est facile d’observer la saltique Evarcha arcuata, chassant de petits insectes ou même d’autres araignées. Elle est capable de faire des sauts très impressionnants. Cette araignée ne construit pas de toile, mais elle produit quand même de la soie qui sert à la femelle pour la confection du cocon. Les deux sexes s’en servent aussi en fabricant un fil de secours lorsqu’elles sautent. Le fil est fixé au support de départ, et retient l’araignée si elle rate son saut.

Parlons maintenant de deux petites punaises assez particulières : Phymata crassipeset Geocoris erythrocephalus.
La première fait partie de la famille des Reduviidae, des punaises prédatrices. Phymata crassipes, aussi appelée la Punaise guitare ou Punaise à pattes de crabe fait un peu penser à une mante religieuse. Comme elle, elle possède des pattes ravisseuses qui lui permettent d’attraper ses proies. Elle les pique ensuite avec son rostre, qui les paralyse et liquéfie l’intérieur de leur corps. Il ne lui reste plus qu’à aspirer le tout !
La deuxième fait partie de la famille des Lygaeidae. On la reconnait facilement à sa grosse tête orange élargie sur les côtés. Elle aussi possède un rostre, mais beaucoup plus fin que celui des réduves. Elle se nourrit de petits invertébrés, pucerons, psylles et acariens.

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica, Christophe.
Recherche et rédaction : Jessica
Coordination : Christophe



Les sélections photos AVRIL 2019

La saison des amours se rapproche sérieusement pour certains oiseaux. Echasses blanches et Petits gravelots se sont accouplés, c’est décidé, ces couples là resteront ici pour élever leurs petits.

Ça s’agite aussi chez les passereaux. Les Linottes mélodieuses construisent leur nid dans les buissons d’ajoncs qu’elles revendiquaient le mois dernier. Nous avons même pu observer les premières jeunes Mésanges à longue queue sorties du nid.

Plusieurs nicheurs sont arrivés mais prennent leur temps. C’est le cas des Tourterelles des bois, des Fauvettes grisettes et des Rossignols philomèles. Le chant de ces 3 espèces nous rappelle que le printemps est bel et bien là !
Le rossignol chante même la nuit. En effet, les mâles arrivent les premiers sur les sites de reproduction, et chantent pour attirer les femelles qui sont encore en migration. Mais ces dernières migrent essentiellement de nuit, les mâles doivent donc s’adapter.

Les premières Sternes pierregarins sont arrivées, et elles commencent doucement à avoir des comportements de parade. 

Pour d’autres, la migration n’est pas terminée. Plusieurs espèces se sont arrêtées au domaine des oiseaux : Chevalier arlequinChevalier gambetteChevalier aboyeurCombattant variéGrand gravelotAvocette élégante (assez rare ici, elle est bien plus commune sur le littoral surtout Atlantique) et Bécasseau de Temminck. Ce dernier, très petit, ressemble beaucoup au bécasseau minute. Il s’en distingue par divers critères, le plus simple étant la couleur des pattes : noires pour le minute, jaune verdâtre pour le Temminck. Cette espèce nichant du sud de la Norvège à l’est de la Russie passe régulièrement en France lors de sa migration, mais ils ne sont jamais très nombreux.

Un Héron pourpré s’est arrêté quelques jours, se régalant de lézards et de serpents, donnant l’occasion de faire des observations assez particulières.

Autre migrateur peu banal au domaine, la Canard chipeau. Cette espèce niche en France de manière éparpillée, dans des régions d’étangs et de marais, comme la Dombes, la Brenne ou la Sologne.

Dans les passereaux migrateurs que nous voyons régulièrement, ont été observés le Rougequeue à front blanc et le Gobemouche noir (bien plus nombreux lors de la migration d’automne).

Les premiers Machaons sont de sortie. Les individus que l’on voit en début de saison sont issus de chrysalides ayant passé l’hiver.

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica
Coordination : Christophe



Les sélections photos MARS 2019

Cette fois-ci ça y est, la migration a bel et bien commencé.

Nos premiers oiseaux nicheurs commencent à être bien présents, comme les Échasses blanches et les Petits gravelots. Ces derniers entament déjà les parades, le mâle bombant le torse et piétinant derrière la femelle. Les Échasses, elles, poursuivent déjà les autres oiseaux qui se trouvent sur leurs zones de nourrissage !

Nous avons eu la visite de plusieurs migrateurs de passage : un Bécasseau variable, deux Combattants variés, un Tadorne de Belon et aussi les premières Bergeronnettes printanières.
Une Marouette ponctuée est également arrivée. Sa présence devient régulière au domaine au printemps et à l’automne. En général elle reste 10 ou 15 jours avant de reprendre sa route.
Une Bécassine sourde a également été observée. Très discrète, plus petite que la bécassine des marais, elle passe l’hiver en Afrique tropicale et dans les pays du pourtour méditerranéen. Certains individus hivernent en France. En revanche, elle se reproduit en Scandinavie et Russie.
Nous avons aussi eu la chance d’observer de près un Busard des roseaux, venu voler juste au-dessus des étangs pour voir s’il ne pouvait pas y trouver quelque chose à manger. 

Certains, comme l’Oie à bec court et la Barge à queue noire, déjà observés en février au domaine, sont encore sur site. La Barge a même été rejointe par une congénère.

Les araignées aussi migrent. Les juvéniles et les adultes en quête de nouveaux territoires doivent se disperser pour limiter la concurrence ou pour trouver une zone plus propice. Pour ce faire, elles cherchent un endroit en hauteur, laissent sortir de la soie de l’extrémité de leur abdomen, se dressent sur leurs pattes, et attendent qu’une petite brise les emportent. S’il n’y a pas de vent, peu importe, elles utilisent l’électricité statique pour décoller. Cette technique s’appelle le « ballooning ».

Le début du printemps fait sortir les premiers chatons et les premières fleurs des arbres et arbustes, qui font le régal de divers insectes mais aussi des Pouillots véloces, des Mésanges bleues et des Fauvettes à tête noire qui sont également des butineurs !
Le long du chemin qui mène à l’affût de la bécassine, dans les buissons d’ajoncs en fleurs, les Linottes mélodieuses chantent à tue-tête.

Les derniers hivernants sont encore là, tels les Sarcelles d’hiver et les Canards souchets, mais ils ne sont plus très nombreux et ne tarderont pas à déserter les lieux. Nous pouvons également profiter des derniers passages de Pinsons du nord, avant de leur dire à l’hiver prochain.


Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica
Coordination : Christophe



Les sélections FEVRIER 2019

Ce mois-ci, nous avons eu une rareté au domaine : l’Oie à bec court (Anser brachyrhynchus). Cette espèce, nicheuse du Groenland, d’Islande et du Svalbard, hiverne au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et certaines années dans le nord de la France. Sa présence en Ariège est exceptionnelle. Elle a été vue pour la première fois au mois de janvier, en dehors du domaine, en compagnie d’oies cendrées. En suivant les oies, elle s’est retrouvée au domaine et a pu être photographiée depuis l’observatoire du Mirador.

Migratrices de passage, une Grive litorne (Turdus pilaris) et une Grive mauvis (Turdus iliacus) ont pu être observées. Alors que la litorne se reproduit en France, surtout dans la moitié est du pays, la mauvis ne niche pas chez nous. Beaucoup d’individus des deux espèces venant d’Europe du nord et de l’est hivernent en France, avant de repartir se reproduire dans leur pays d’origine.

Autre mouvement migratoire que l’on ne voit pas si souvent que ça, celui de la Barge à queue noire (Limosa limosa). En hiver, cette espèce est plutôt côtière, et passe plus rarement à l’intérieur des terres.

Très précoce, la première Echasse blanche (Himantopus himantopus) est arrivée au domaine. Elle ne restera peut-être pas, généralement les premiers migrateurs continuent leur route. Mais celle-ci est quand même assez en avance, l’an dernier la première était arrivée mi-mars.

Les quelques journées ensoleillées ont fait sortir les papillons de leur torpeur. C’est le cas de ce Robert-le-diable (Polygonia c-album), qui hiverne sous forme adulte, à l’instar du paon du jour et du vulcain. Il est cependant un peu moins abondant au domaine que les deux espèces précédentes. Sa chenille ressemble à s’y méprendre à une fiente d’oiseau et se nourrit de diverses plantes et arbres, comprenant les orties, les saules…

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica
Coordination : Christophe



Les sélections photos JANVIER 2019

Cette fois, l’hiver est bien installé, non pas qu’il fasse très froid, mais le mauvais temps est bien présent. Nous avons eu droit à quelques belles gelées matinales.

Les oiseaux les plus précoces commencent leurs parades. C’est le cas des Canards colverts et des Sarcelles d’hiver. Les mâles de ces dernières poussent un sifflement aigu, courbant le dos de manière à joindre l’arrière de la tête avec le croupion. La période donne lieu à quelques disputes. La parade des Canards souchets est un peu plus discrète, en tout cas chez nous, où nous pouvons apercevoir les hochements de tête des mâles et des femelles.

Autour des étangs il est possible d’observer les hivernants qui restent discrets, comme les Bécassines des marais, bien souvent camouflées dans la végétation. 
Les Bruants des roseaux sont un peu plus actifs, mais tout aussi difficiles à photographier. Il existe chez nous deux groupes de bruants des roseaux : les plus largement répartis, ceux à bec fin (sous-espèce schoenilus) et ceux à bec épais (sous-espèce intermedia). La deuxième sous-espèce se rencontre sur le pourtour méditerranéen, les hivernants de Mazères sont donc tous des « bruants des roseaux à petit bec ».

Il est plus facile en cette période défoliée d’observer la chasse du Roitelet triple-bandeau. Sautillant et voletant de branche en branche, cet insectivore cherche activement les invertébrés se cachant sous les feuilles encore accrochées aux arbres, dans les herbes hautes et les branchages. Les photographes le savent, c’est un petit oiseau très remuant ! Le plus petit d’Europe.

Les plus chanceux pourront observer les Foulques macroules brouter dans la pelouse de l’affût du chasseur. Elles ne sortent de l’eau, qui est réellement leur élément, que lorsqu’elles se sentent en sécurité. Et y retournent aussi vite au moindre dérangement.

Le plus gros de l’activité se trouve encore à la mangeoire. Ce mois-ci, un Tarin des aulnes s’est aventuré dans la zone. Mais pour le moment, les autres n’ont pas suivi. Autre visiteur assez peu courant, le Chardonneret élégant. Vous pourrez l’observer en bien plus grand nombre sur les fruits des platanes qui bordent le parking principal du domaine.

La petite bête du mois est un arachnide assez discret et très petit, le Pseudoscorpion. Les Pseudoscorpions sont un ordre d’arachnides, au même titre que les araignées (Araneae) et les Opilions (Opiliones). Leurs pédipalpes sont modifiées en pinces, comme les scorpions, mais ils ne possèdent pas la queue de ces derniers. Ils sont capables de produire de la soie, par un orifice qui sort des chélicères (qui correspondent chez les araignées à l’appendice qui porte les crochets). Il en existe 120 espèces en France. Pour en trouver, il faut chercher dans la litière, le bois mort, dans les cavernes et parfois aussi dans les nids d’oiseaux. Ils se nourrissent de collemboles et d’acariens. Bien que capables de se déplacer grâce à leurs pattes, certains d’entre eux prennent un « taxi », ils s’accrochent avec leurs pinces à d’autres invertébrés (surtout des diptères et des coléoptères). Ce mode de déplacement s’appelle la phorésie. En ce qui concerne l’individu photographié, il appartient à la famille des Chthoniidae, qui se reconnait à ses deux paires d’yeux et au céphalothorax rétréci à la base (au point de jonction avec l’abdomen). Il mesurait 2mm de long.

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica
Coordination : Christophe



Exposition MAI Photographique à Auterive

Appel aux adhérentes et adhérents !


L’Association Les Amis du Domaine des Oiseaux a été cordialement invitée à exposer dans le cadre du Mai Photographique à Auterive (31) pendant tout le mois de Mai.

Les organisateurs de cette manifestation souhaitent présenter 40 photos au format 60 x 80 cm,
représentatifs de la diversité ornithologique du site de Mazères.

Nous avons donc besoin de belles photos, prises exclusivement au Domaine des Oiseaux, de tous les membres actifs, à jour de leur cotisation 2019. 
Les photos présentées devront comporter la signature du photographe qui acceptera implicitement d’être exposé dans le cadre du Mai photographique d’Auterive. Les photos restant, bien entendu, la propriété de chaque auteur.

Le format choisi par les organisateurs, 60 x 80 cm, nous oblige à retenir des photos avec une définition minimale de 3000 pixels de côté; vérifiez bien que les photos que vous proposerez rentrent dans ce cadre. Une très belle photo sur un écran de smartphone ou d’ordinateur peut être beaucoup moins belle sur 1/2 m2 !
Afin de respecter les délais d’organisation de cette exposition, nous souhaitons avoir dans un premier temps sur ce fil de discussion, 3 photos par membre au format 500 px (VOIR NOTICE ) entre le 1.02 et le 24.02.2019.

Nous comptons sur votre participation active pour cet évènement qui montrera ainsi le dynamisme de cette association unique : Les Amis du Domaine des Oiseaux.

Comme nous l’avons indiqué lors de l’Assemblée générale, nous sommes sollicités pour renouveler l’exposition permanente du Musée du Domaine des Oiseaux, nous nous servirons donc des photographies retenues pour les inclure à cette exposition.



Sélection photos Décembre 2018

L’hiver n’est vraiment pas décidé à arriver. Ce mois de décembre a connu des journées encore très chaudes.

Bien que l’activité soit relativement faible à la mangeoire, les plus chanceux pourront observer les quelques Pinsons du nord de passage. Les Tarins des aulnes, eux, préfèrent pour le moment rester dans les arbres qui leur fournissent suffisamment de nourriture. Et ils font bien de rester méfiants, car un Épervier d’Europe rôde. Les hivernants arrivent. C’est aussi le cas des Buses variables, un peu plus nombreuses. 

Les Cisticoles des joncs ravissent toujours les photographes avec leurs acrobaties dans les herbes hautes.

Le Canard souchet qui a bien voulu se laisser photographier est un peu en retard au niveau de la mue. En effet, la plupart de ses congénères ont déjà leur plumage nuptial, mais ce mâle à l’oeil bien jaune ne semble pas pressé de faire la cour aux dames.

Le dortoir des Hérons garde boeufs est toujours aussi rempli, un jeune Bihoreau gris est venu leur tenir compagnie.

Le groupe du mois est celui des Tadornes casarca. Cet oiseau se rencontre en Afrique et au Moyen-Orient à l’état sauvage. Très prisé en tant que canard d’ornement, certains se sont échappés de volières et se sont adaptés à la vie dans nos contrées. Difficile de dire donc si ces oiseaux sont des animaux échappés de volière ou des migrateurs sauvages aventureux.

L’automne est aussi la bonne saison pour découvrir la micro faune de nos sols, comme par exemple les collemboles. Elles préfèrent l’humidité et la fraicheur, et ne sont donc pas rare en cette saison contrairement à la grande majorité des insectes. Il suffit de retourner quelques feuilles mortes pour en observer quelques unes. On peut en trouver aussi sur les troncs d’arbres, dans l’herbe, à la surface de l’eau, dans le sol… Prévoyez une loupe ou un objectif macro, car elles mesurent en moyenne 1mm.

Les insectes et arachnides s’abritant de la mauvaise saison sont aussi nombreux sous les feuilles mortes. Grillons, araignées et carabiques se débusquent facilement.

Bonne découverte
LADDDO.

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica
Coordination : Christophe



Les sélections NOVEMBRE 2018

Nous sommes en plein cœur de l’automne, et les températures sont encore très douces.

Certains oiseaux bien présents le mois dernier continuent le spectacle en novembre. Le Martin-pêcheur d’Europe par exemple, qui ravit tout le monde de sa présence et ses parties de pêche.
Les Râles d’eau sont toujours là également, sortant assez souvent à découvert pour le plus grand plaisir des photographes et observateurs. Ils recherchent amphibiens, larves d »insectes, vers…
Les Bécassines des marais sont présentes, un peu plus nombreuses que le mois précédent mais toujours aussi discrètes.
Le grand spectacle des Hérons garde-bœufs continue, ils sont de plus en plus nombreux à se regrouper le soir sur les arbres et îlots de l’étang d’Augé.
La grosse migration est finie, mais un Bécasseau variable errant a fait une pause au Domaine. Il passera certainement l’hiver sur la côte Atlantique ou Méditerranéenne.

Les grands pêcheurs de l’hiver, les Grands cormorans, sont toujours aussi nombreux. Ils se déplacent d’étang en étang, souvent suivi des Grandes aigrettes. Ces dernières sont en revanche en effectif réduit. Certaines d’entre elles n’ont fait qu’une courte halte au Domaine.
D’ordinaire très discret et peu vu, le Grèbe castagneux se montre un peu plus. 

Les Cisticoles des joncs sont très actives également. Des températures aussi douces sont parfaites pour elles. Elles cherchent divers invertébrés dans la végétation semi aquatique du bord des étangs. Les Bruants des roseaux ainsi que quelques Tariers pâtres leur tiennent compagnie.

La mangeoire commence doucement à reprendre du service, comme chaque année, les Mésanges charbonnières sont les premières à se servir, suivies de près par les Mésanges bleues. Un Pinson du nord solitaire a fait une halte mais ne s’est pas attardé. Peut-être en verrons nous en plus grand nombre cet hiver. Les Pinsons des arbres en revanche sont plus nombreux. Nous voyons en début de saisons essentiellement des femelles, premières à quitter les lieux de reproduction pour les quartiers d’hivernage. La plupart des mâles suivront plus tard.

Un groupe de Tadornes casarcas est arrivé, visible depuis le mirador. Difficile de dire d’où ils viennent, à l’état sauvage ces oiseaux vivent en Afrique et au sud de l’Espagne ainsi qu’en Mongolie. Ils sont très appréciés en tant que canard d’ornement, et plusieurs ce sont échappés des volières et bassins. Ils se sont bien adaptés à leur nouvelle vie, errant ça et là. Aucune reproduction n’a été notée dans les environs, mais qui sait, cela arrivera peut-être un jour.

Autre visite assez rare, un Canard siffleur. Cet oiseau hiverne sur les côtes et les estuaires du centre et du sud de l’Europe. Il ne se reproduit pas en France.

Lorsque l’on prend la peine de regarder à nos pieds, on peut faire de jolies rencontres, comme ce mâle Phlegra bresnieri. Cette saltique se rencontre au niveau du sol et dans la végétation basse, ce qui explique qu’elle passe plus souvent inaperçu que d’autres membres de cette famille. Sa petite taille, 5mm, ne rend pas plus facile son repérage. La grande moustache blanche du mâle permet de le reconnaître assez facilement.

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica



 

LES SÉLECTIONS PHOTOS OCTOBRE 2018

L’été est bel et bien fini, tous les oiseaux qui ne passent pas l’hiver au domaine ont déserté les lieux. 

Certains rescapés ne migrent pas mais ne passeront pas la mauvaise saison. C’est le cas de la plupart des papillons, comme l’Azuré commun (Polyommatus icarus). Ceux qui volent encore ont les ailes très abîmées. Cette espèce hiverne sous forme de chenille.
D’autres insectes sont en pleine période d’abondance. Les Sympétrums fasciés (Sympetrum striolatum) n’émergent qu’en fin d’été, et peuvent voler jusqu’en décembre, voire toute l’année là où le climat est pus doux.

Tous les oiseaux n’ont pas atteint leurs quartiers d’hiver. Quelques limicoles continuent de passer, comme ce Combattant varié et ce Bécasseau variable.
Le Tadorne de Belon ne migre pas aussi loin. La plupart restent sur le littoral atlantique ou méditerranéen, non loin de là où ils se reproduisent. Certains individus bougent cependant plus que d’autres, et nous pouvons également accueillir sur nos terres des oiseaux venant du nord, notamment du Danemark, même si la plupart préfère rester sur les côtes allemandes.
Nous avons également eu la visite d’une jeune Spatule blanche, faisant une halte migratoire avant de continuer sa route vers l’Afrique. Nous en voyons peu au domaine car elles préfèrent migrer en longeant le littoral atlantique.
Le nombre de Bergeronnettes grises s’accroît, il n’est pas rare de voir des groupes de plusieurs dizaines d’individus en migration.

D’autres oiseaux s’installent au domaine pour passer l’hiver, ou au moins une partie de la mauvaise saison. 
C’est le cas des Grandes aigrettes, que nous avons l’habitude d’observer en cette saison en compagnie des Grands cormorans. Fait assez rare cette année, nous avons une visiteuse en plumage nuptial. Alors que les Grandes aigrettes en plumage hivernal ont le bec jaune et les pattes noires, celle-ci a le bec noir, les pattes rouges et les lores bien verts. Normalement, ce plumage n’est acquis qu’autour du mois de février.
Quelques canards sont aussi sur les lacs, en nombre assez peu élevé. Se trouvent des Canards souchets et des Sarcelles d’hiver. Quelques Canards pilets sont aussi passés mais ne sont pas restés sur site.
Des Bécassines des marais se montrent, elles sont assez communes bien que discrètes.
Un autre oiseau d’ordinaire discret se montre souvent en ce moment : le Râle d’eau. Beaucoup de ces oiseaux passent l’hiver au domaine, bien que ne s’y reproduisant pas.
Les Martins-pêcheurs semblent s’être fixés sur les sites d’hivernage, ils sont observés régulièrement.

Les passereaux d’hiver arrivent aussi. Les Rouge-gorges familiers ont terminé leur mue, et sont rejoint par les oiseaux d’Europe du nord et de l’est. Chacun chante pour délimiter son territoire, mâle comme femelle.
Les roselières du domaine, bien que très petites, accueillent également quelques Bruants des roseaux
Sur les berges des lacs, ce sont les Bergeronnettes des ruisseaux qui sont parfois observées. Elles ont quittés les torrents souvent montagnards où elles se reproduisent pour hiverner dans des zones plus clémentes.

Les Hérons garde-bœufs se réunissent maintenant sur Augé pour la nuit. Il y en a pas loin de 600 ! C’est toujours un grand spectacle que d’assister à leur arrivée au dortoir.



Les sélections photos SEPTEMBRE 2018

La migration des oiseaux est assez discrète en ce mois de septembre au Domaine des Oiseaux.

La Marouette ponctuée prends son temps avant de continuer son chemin, puisqu’elle est encore observable au domaine. Quelques migrateurs font halte, comme un Chevalier aboyeur et quelques Tariers des prés. Les Gobemouches noirs, nombreux à traverser le pays lors de leur migration postnuptiale, envahissent les haies et les bosquets. Un passage intéressant à noter est celui d’un Ibis falcinelle. Cet oiseau niche surtout en Europe de l’Est mais se reproduit à plus petite échelle en Espagne, en Italie et en Camargue. La plupart des oiseaux hivernent en Afrique, et il est peu commun mais régulier d’observer des migrateurs à travers la France.

Certains commencent au contraire à arriver des régions du nord pour passer l’hiver chez nous. C’est le cas des Milans royaux, de plus en plus nombreux en cette fin d’été.

Les jeunes Martins pêcheurs sont en quête de nouveaux territoires, ce qui donne lieu à plusieurs disputes. En effet, les adultes déjà installés ne sont pas prêts à partager leurs sites ! D’autres jeunes plus tardifs, les Chardonnerets élégants. Le couple s’est reproduit un peu tard en saison, mais la nourriture est encore abondante, donc les jeunes s’en sortiront facilement. Autre nichée interessante à noter, celles des Grèbes huppés. Cette espèce n’a pas niché au domaine des oiseaux depuis 2007. Il y a 2 poussins, encore sur le dos des parents bien que sachant plonger. Nous espérons que tout se passe pour le mieux et que le couple se reproduise à nouveau sur site l’année prochaine.

Bonne découverte. LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica



LES SELECTION PHOTOS AOUT 2018

Nous sommes au plein coeur de l’été, et cette année la sècheresse est moins présente que l’an passé.
Les jeunes oiseaux découvrent quand même ce qui les entoure sous un soleil de plomb. Certains savent tirer parti de cette chaleur, comme ce jeune Bihoreau gris qui a saisi une écrevisse quittant certainement la petite mare dans laquelle elle vivait pour rejoindre un autre point d’eau.
Certains jeunes sont encore un peu plus insouciants. C’est le cas des jeunes Sternes pierregarins, qui se font encore nourrir par leurs parents. Bientôt, elles apprendront à pêcher, puis entameront leur longue migration vers l’Afrique.
D’autres encore apprennent à trouver leur nourriture sous l’oeil attentif de leurs parents, comme c’est le cas pour cette jeune Fauvette à tête noire surveillée par son père.

L’été est aussi la période de la mue. Chez les canards, elle commence assez tôt. Ces derniers perdent toutes leurs rémiges, c’est ainsi que les oiseaux se retrouvent plusieurs semaines dans l’incapacité de voler, jusqu’à ce que les nouvelles plumes repoussent. Les superbe couleurs des mâles disparaissent également, c’est le plumage dit d’éclipse. Ces derniers ressemblent alors beaucoup plus aux femelles. Certains critères permettent de les différencier de ces dernières, par exemple chez le Canard souchet le mâle (adulte) a la tête légèrement plus sombre et son oeil n’est pas brun mais bien jaune. Le mâle du Canard colvert, lui, garde son bec jaune.
Un autre oiseau chez qui la mue ne passe pas inaperçu : la Pie bavarde. Cette dernière perd les plumes de la tête et du cou en grand nombre lors de cette période, laissant apparaitre sa peau grise. Certains individus peuvent se retrouver complètement chauves !

La migration est encore assez discrète mais la Marouette ponctuée est toujours présente, pour le plus grand bonheur des photographes et observateurs. Nous avons également eu le passage de deux jeunes Petits gravelots ainsi que d’un Chevalier aboyeur.

Le milieu et la fin de l’été sont aussi la saison des Argiopes frelon, qui peuvent parfois pulluler dans les hautes herbes. La toile de cette araignée est particulière, puisqu’elle possède une bande de soie zigzagante appelée stabilimentum. L’utilité de cette bande n’est pas bien connue, elle pourrait servir de stabilisateur donnant une résistance supplémentaire à la toile contre les intempéries, d’amortisseur de vibrations, de réfléchisseur de lumière ultraviolette attirant ainsi les insectes pollinisateurs, de perturbateur lors de l’attaque d’un prédateur ou encore d’aide pour que l’araignée se camoufle sur sa toile. Ce dernier point est bien plus aisé à comprendre avec les araignées du genre Cyclosa, bien plus petites que les argiopes, et qui ont sur leur toile un stabilimentum vertical garni de leurs proies. L’araignée se tient au milieu de cette ligne et passe inaperçu au milieu de tous ces restes de repas.

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica

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Les sélections photos de JUILLET 2018

Ça y est, l’été est là.

Les insectes sont en pleine saison des amours et animent les prairies et les sous bois. Pour la plupart des oiseaux en revanche, l’élevage des jeunes touche à sa fin, et l’émancipation commence. La nouvelle génération explore et découvre son monde. Nous avons ainsi pu observer un tout jeune bihoreau gris, quelques petits martins pêcheurs qui commencent déjà à garder farouchement leur zone de pêche, un jeune râle d’eau, une petite poule d’eau et cette chouette hulotte, provenant probablement du centre de soins.

Certains ont même entamé tranquillement leur migration vers le sud, et ont fait une halte au domaine, comme la Barge à queue noire, le Bécasseau cocorli, le Héron pourpré ou encore la Marouette ponctuée. Peut-être restera t-elle plusieurs jours ici, comme cela s’est produit au printemps.

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Christophe
Recherche et rédaction : Jessica

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