Archives pour la catégorie – Expos

Les sélections photos SEPTEMBRE 2018

La migration des oiseaux est assez discrète en ce mois de septembre au Domaine des Oiseaux.

La Marouette ponctuée prends son temps avant de continuer son chemin, puisqu’elle est encore observable au domaine. Quelques migrateurs font halte, comme un Chevalier aboyeur et quelques Tariers des prés. Les Gobemouches noirs, nombreux à traverser le pays lors de leur migration postnuptiale, envahissent les haies et les bosquets. Un passage intéressant à noter est celui d’un Ibis falcinelle. Cet oiseau niche surtout en Europe de l’Est mais se reproduit à plus petite échelle en Espagne, en Italie et en Camargue. La plupart des oiseaux hivernent en Afrique, et il est peu commun mais régulier d’observer des migrateurs à travers la France.

Certains commencent au contraire à arriver des régions du nord pour passer l’hiver chez nous. C’est le cas des Milans royaux, de plus en plus nombreux en cette fin d’été.

Les jeunes Martins pêcheurs sont en quête de nouveaux territoires, ce qui donne lieu à plusieurs disputes. En effet, les adultes déjà installés ne sont pas prêts à partager leurs sites ! D’autres jeunes plus tardifs, les Chardonnerets élégants. Le couple s’est reproduit un peu tard en saison, mais la nourriture est encore abondante, donc les jeunes s’en sortiront facilement. Autre nichée interessante à noter, celles des Grèbes huppés. Cette espèce n’a pas niché au domaine des oiseaux depuis 2007. Il y a 2 poussins, encore sur le dos des parents bien que sachant plonger. Nous espérons que tout se passe pour le mieux et que le couple se reproduise à nouveau sur site l’année prochaine.

Bonne découverte. LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica



LES SELECTION PHOTOS AOUT 2018

Nous sommes au plein coeur de l’été, et cette année la sècheresse est moins présente que l’an passé.
Les jeunes oiseaux découvrent quand même ce qui les entoure sous un soleil de plomb. Certains savent tirer parti de cette chaleur, comme ce jeune Bihoreau gris qui a saisi une écrevisse quittant certainement la petite mare dans laquelle elle vivait pour rejoindre un autre point d’eau.
Certains jeunes sont encore un peu plus insouciants. C’est le cas des jeunes Sternes pierregarins, qui se font encore nourrir par leurs parents. Bientôt, elles apprendront à pêcher, puis entameront leur longue migration vers l’Afrique.
D’autres encore apprennent à trouver leur nourriture sous l’oeil attentif de leurs parents, comme c’est le cas pour cette jeune Fauvette à tête noire surveillée par son père.

L’été est aussi la période de la mue. Chez les canards, elle commence assez tôt. Ces derniers perdent toutes leurs rémiges, c’est ainsi que les oiseaux se retrouvent plusieurs semaines dans l’incapacité de voler, jusqu’à ce que les nouvelles plumes repoussent. Les superbe couleurs des mâles disparaissent également, c’est le plumage dit d’éclipse. Ces derniers ressemblent alors beaucoup plus aux femelles. Certains critères permettent de les différencier de ces dernières, par exemple chez le Canard souchet le mâle (adulte) a la tête légèrement plus sombre et son oeil n’est pas brun mais bien jaune. Le mâle du Canard colvert, lui, garde son bec jaune.
Un autre oiseau chez qui la mue ne passe pas inaperçu : la Pie bavarde. Cette dernière perd les plumes de la tête et du cou en grand nombre lors de cette période, laissant apparaitre sa peau grise. Certains individus peuvent se retrouver complètement chauves !

La migration est encore assez discrète mais la Marouette ponctuée est toujours présente, pour le plus grand bonheur des photographes et observateurs. Nous avons également eu le passage de deux jeunes Petits gravelots ainsi que d’un Chevalier aboyeur.

Le milieu et la fin de l’été sont aussi la saison des Argiopes frelon, qui peuvent parfois pulluler dans les hautes herbes. La toile de cette araignée est particulière, puisqu’elle possède une bande de soie zigzagante appelée stabilimentum. L’utilité de cette bande n’est pas bien connue, elle pourrait servir de stabilisateur donnant une résistance supplémentaire à la toile contre les intempéries, d’amortisseur de vibrations, de réfléchisseur de lumière ultraviolette attirant ainsi les insectes pollinisateurs, de perturbateur lors de l’attaque d’un prédateur ou encore d’aide pour que l’araignée se camoufle sur sa toile. Ce dernier point est bien plus aisé à comprendre avec les araignées du genre Cyclosa, bien plus petites que les argiopes, et qui ont sur leur toile un stabilimentum vertical garni de leurs proies. L’araignée se tient au milieu de cette ligne et passe inaperçu au milieu de tous ces restes de repas.

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica

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Les sélections photos de JUILLET 2018

Ça y est, l’été est là.

Les insectes sont en pleine saison des amours et animent les prairies et les sous bois. Pour la plupart des oiseaux en revanche, l’élevage des jeunes touche à sa fin, et l’émancipation commence. La nouvelle génération explore et découvre son monde. Nous avons ainsi pu observer un tout jeune bihoreau gris, quelques petits martins pêcheurs qui commencent déjà à garder farouchement leur zone de pêche, un jeune râle d’eau, une petite poule d’eau et cette chouette hulotte, provenant probablement du centre de soins.

Certains ont même entamé tranquillement leur migration vers le sud, et ont fait une halte au domaine, comme la Barge à queue noire, le Bécasseau cocorli, le Héron pourpré ou encore la Marouette ponctuée. Peut-être restera t-elle plusieurs jours ici, comme cela s’est produit au printemps.

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Christophe
Recherche et rédaction : Jessica

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LES SÉLECTIONS PHOTOS DE JUIN 2018

L’été approche à grands pas et malgré ce mois de juin très pluvieux, les membres de l’association ont réussi à faire quelques belles images montrant la diversité du domaine des oiseaux.

Les petits jeunes ont déjà bien grandi, comme en témoignent les images de foulques et échassons. Ces derniers sont défendus bec et ongles par les parents ! Quelques passereaux également sont sortis du nid, notamment les tariers pâtres. Les canards colverts et les poules d’eau ont entamé une nouvelle nichée. Nous avons même eu la visite d’un jeune héron garde bœufs, espèce qui ne se reproduit pas au domaine des oiseaux. Les mammifères ne sont pas en reste, car les chevreuils ont eu un très beau faon qui a pu être observé à l’affût de la gorgebleue.

Les sternes sont aussi en pleine couvaison et nourrissage pour certaines. Parmi elles, nous avons observé une guifette moustac. Elle est un peu plus petite et trapue que les sternes pierregarins (ses ailes légèrement plus courtes attirent l’oeil lorsqu’elle vole avec les sternes). Son bec est d’un rouge plus sombre, ainsi que ses pattes, et son ventre est également assombri de gris. Cette espèce niche sur la végétation flottante de préférence en eau douce, parfois saumâtre. La migration vers l’Afrique tropicale et de l’ouest commençant assez tôt (dès le mois de juillet), celle-ci a peut-être terminé sa reproduction précocement et entame donc un peu en avance son grand voyage, qui se déroule toutefois à un rythme assez décontracté.

Autre passage assez peu fréquent mais régulier, celui d’un aigle botté. Beaucoup de ces rapaces se reproduisent en Ariège dans le piémont Pyrénéen. Nous avons aussi eu la visite d’un crabier chevelu. Comme la guifette, dès que les jeunes se sont envolés la migration commence doucement, et comme elle il apprécie les étangs et les marais. En revanche la présence de végétation flottante lui est bien égal.

Plus rarement vue au domaine des oiseaux, la nette rousse, qui est à la base un canard plongeur plutôt adepte de la région méditerranéenne. Elle est cependant en pleine extension de son aire (mais en petit nombre) et se reproduit au nord de Toulouse et dans le Tarn, ainsi qu’en région parisienne. C’est aussi une estivante assez régulière sur les gravières de Saverdun.

Pas vraiment rare mais observé un peu plus fréquemment en ce mois de juin, les bihoreaux gris. Les chances de les voir sont augmentées au crépuscule et à l’aube.

La diversité chez les arthropodes explose, notamment chez les odonates, où nous pouvons maintenant observer de grandes espèces comme l’anax empereur. Autre insecte assez commun mais toujours impressionnant, le scarabée rhinocéros européen, pouvant mesurer jusqu’à 4cm de long et dont seul le mâle est porteur de la corne. Celui-ci nous a rendu visite lors de notre « soirée papillons ».

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica
Support scientifique : Jean François Bousquet

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Si vous aimez, n’hésitez pas à laisser un commentaire d’encouragement, le bénévolat associatif appréciera ! 

LES SÉLECTIONS PHOTOS DE MAI 2018

En ce mois de mai, la nidification des oiseaux a bien démarré. Les échasses blanches couvent et défendent leur territoire contre le moindre intrus. Il y a au moins 4 couples. Les couples se forment aussi chez les sternes, nous avons pu assister en ce début de mois à plusieurs offrandes mais également à quelques disputes ! Finalement, ce ne sont pas moins de 6 sternes qui couvent sur l’ilôt d’Augé. Les canards colverts, eux, sont bien plus précoces, les canetons ont bien grandi. Il ne leur manque plus que les plumes aux ailes. Plus discrètes lors de la couvaison et de la construction du nid, les foulques et les poules d’eau se sont aussi reproduites, et plusieurs familles sont visibles notamment à l’affût du héron.

Parlons de la rareté du mois : la talève sultane. Cet oiseau n’est normalement visible que sur le pourtour méditerranéen. D’abord présente en Languedoc-Roussillon, elle a par la suite colonisé la Camargue. Les migrations concernent surtout les juvéniles, qui s’en vont coloniser d’autres territoires. Mais certains adultes migrent aussi vers d’autres horizons. Celle-ci s’est certainement un peu éloignée de sa route initiale, pour le plus grand bonheur des photographes. Souhaitons lui de trouver une roselière à son goût et une autre populations de talèves.

Alors que la migration s’essouffle peu à peu, les derniers migrateurs passent au domaine, comme quelques balbuzards pêcheurs, une sarcelle d’été, un vanneau huppé et un chevalier gambette. Ce dernier, visiblement blessé à la patte, a choisi de rester quelques jours à Mazères pour se restaurer et se reposer. Nous lui souhaitons bonne chance et espérons qu’il se rétablisse au plus vite. D’autres limicoles qui ne se reproduisent pas ici sont également visibles. Quelques chevaliers guignettes, qui sont plutôt communs et un aboyeur assez peu pressé, certainement allant nicher dans une contrée nordique tardivement libérée des neiges. Les passereaux nicheurs construisent les nids et délimitent leur territoire en chantant, notamment les tariers pâtres, les cisticoles des joncs et les bruants zizi. Hypolaïs polyglotte et fauvette grisette, absent en hiver, sont eux aussi bien installés ! Idem pour les tourterelles des bois, très nombreuses, qui animent la campagne de leur chant roucoulé et doux. Les discrètes pies-grièches écorcheurs sont parfois visibles trônant au sommet des haies.

Les cigognes, bien que leurs jeunes soient nés, continuent sans cesse de réparer et améliorer leur nid en amenant de nouvelles branches. Côté Ardéidés, les hérons garde-boeufs ne sont presque plus présents, ils ont certainement rejoint les colonies proches. Nous voyons toujours des aigrettes garzettes, et les bihoreaux gris font parfois une apparition diurne.

Les insectes sont de plus en plus nombreux, quelques papillons commencent enfin à sortir comme les argus verts et les azurés communs, tandis que nous observons encore des vulcains. Les panorpes ou mouches scorpions sont aussi assez nombreuses dans la végétation, de préférence dans les haies. On les observe assez souvent sur les toiles d’araignées, en train de se délecter des proies de ces dernières. Les libellules éclosent également, nous avons pu observer brièvement la libellule fauve. Les lézards verts sont aussi de plus en plus nombreux, il est très fréquent de les observer se chauffant au soleil sur le bord des chemins.

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica
Support scientifique : Jean Joachim

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LES SÉLECTIONS PHOTOS D’AVRIL 2018

Ça y est le printemps est là. Les oiseaux nicheurs commencent à se fixer.

En vedette ce mois-ci, les échasses blanches, qui commencent à s’approprier leurs sites favoris, en chassant pour le moment gentiment et non systématiquement les autres oiseaux. Les accouplements sont nombreux, et les photographes et observateurs peuvent assister au rituel précédant cet acte. La femelle tend le cou au ras de l’eau, éclaboussant avec son bec. Le mâle, s’il est interessé, se place à ses côtés, l’éclabousse à son tour puis se lisse les plumes. Plusieurs fois, d’un côté de la femelle, puis de l’autre. Au bout d’un certain temps, l’accouplement a lieu. Après l’acte, le mâle prend la femelle sous son aile, les deux oiseaux croisent leur bec, puis s’éloignent doucement l’un de l’autre, avant de repartir à la recherche de nourriture.

Les petits gravelots aussi semblent être bien installés. Les accouplements sont toutefois moins nombreux que ceux des échasses, ou du moins, moins visibles. Ici aussi il est précédé d’un rituel, le mâle suit la femelle, et dès que celle-ci s’immobilise, il bombe le torse et tape des pieds avant de monter sur son dos. Mais ce mois-ci nous les avons surtout vu dans la prairie fleurie, à la recherche de vers et d’insectes.

Cette prairie a beaucoup de succès. Elle fait le bonheur de nombreux passereaux. Linottes mélodieuses, bruants zizis, rougequeues noirs, bergeronnettes grises et le commun mais rarement photographié merle noir. En cette saison, elle est aussi très appréciée des bergeronnettes printanières. Cette bergeronnette est divisée en plusieurs sous-espèces en fonction de leur zone de reproduction et de la coloration de la tête. En Ariège, nous croisons principalement les sous-espèces flava et iberiae. Mais ce mois-ci, en plus des printanières « classiques », c’est une italienne qui s’est arrêtée au domaine. Motacilla flava cinereocapilla, qui niche principalement en Italie et aux Balkans, et donc ne passe normalement pas en Ariège lors de sa migration. Sa tête est entièrement gris foncé et sa gorge blanche.

Pour en revenir à notre prairie le limicole qui la fréquente le plus est le chevalier guignette. Mais elle a aussi plu à un chevalier sylvain, qui a su y trouver de beaux lombrics. Les sylvains sont nombreux à passer en ce mois d’avril, rejoignant leurs aires de nidification en Russie et en Scandinavie principalement.

D’autres limicoles migrateurs sont passés par Mazères, un chevalier gambette a fait une halte discrète, ainsi que quelques combattants (peu nombreux), aboyeurs et des arlequins, dont l’un d’eux au plumage avancé était particulièrement noir. Ces derniers iront nicher dans les même régions que les chevaliers sylvains, migrant principalement de nuit.

Rencontrées surtout sur le littoral, plus rarement dans les terres, un groupe d’une quinzaine d’avocettes a fait une halte au domaine.

D’autres migrateurs printaniers sont de passage. Les pouillots fitis commencent à arriver et à chanter ! Ce qui ne signifie pas qu’ils vont rester. Quelques balbuzards pêcheurs sont observés, migrant en direction du nord. Autre rapace présent à la belle saison, le milan noir, revenant d’Afrique subsaharienne pour nicher sous nos latitudes. Les hirondelles rustiques sont de retour, et chassent les insectes au-dessus des étangs. Nous retrouvons également les discrètes tourterelles des bois, ainsi que les très appréciées huppes fasciées. Elles aussi aiment bien les prairies Mazériennes, et surtout les vers, chenilles et autres larves de diptères et de coléoptères qu’elles contiennent. Autres arrivantes, les sternes pierregarins. Elles sont enfin là ! Nous espérons bientôt assister à leurs offrandes. Mais pour le moment, l’un des radeaux mis à leur disposition est très apprécié par un autre type d’animal : la tortue de Floride. Elle est assez grosse, les tout jeunes canetons devront se méfier lorsqu’ils seront sur ce lac, même si les attaques restent rares et que cette tortue se nourrit aussi de végétaux.

Les grèbes huppés, généralement plutôt discrets et ne nichant pas ici, se sont pris au jeu de la parade. Quelques castagneux se sont également laissés photographier.

Certains passereaux sont en pleine construction de nid, comme les cisticoles des joncs, alors que d’autres ont déjà des jeunes à nourrir comme les mésanges à longue queue. Les oies cendrées aussi ont déjà eu quelques poussins.

Les hérons cendrés et les aigrettes sont bien moins nombreux qu’en hiver, même s’il reste encore quelques garzettes çà et là. En ouvrant l’oeil, il est aussi possible d’apercevoir le nocturne héron bihoreau.

Il reste encore quelques (très) rares hivernants, comme des canards souchets, des bécassines des marais et des gros-becs trainards autour de la mangeoire. Bien que cette dernière ne soit plus alimentée, elle attire encore quelques animaux qui cherchent des restes, comme les verdiers, le pic épeiche et l’écureuil.

Les mammifères classiques sont toujours observables, je pense surtout aux chevreuils, mais aussi au discret lièvre d’Europe, qui se met à courir dès qu’il est repéré, pour s’arrêter plus loin dans les herbes hautes, tapis au sol, oreilles plaquées en arrière.

Les insectes sont de plus en plus nombreux. Celles qui attirent souvent notre attention sont les aurores, plus nombreuses que fin mars, dont le mâle a le bout des ailes orange. On les voit surtout voler à toute allure sans jamais s’arrêter, mais il arrive tout de même qu’elles se reposent parfois.

La végétation apprécie toute l’eau que ce début de printemps nous offre, et d’autres espèces d’orchidées sortent, comme l’orchis homme-pendu.

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica

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Les sélections photos de Mars 2018

Le mois de mars est le dernier mois de l’hiver. C’est là que le printemps commence vraiment à pointer le bout de son nez, avec les premiers arbres qui fleurissent, les chemins qui se colorent de pulmonaires et de ficaires, et par endroits les premières orchidées, les Ophrys de mars. C’est aussi au mois de mars que le début de la migration des oiseaux commence réellement.

Une grue cendrée solitaire s’est arrêtée au domaine, certainement fatiguée par son voyage vers le nord. Elle s’est reposée ici quelques jours, avant de repartir, certainement avec un autre groupe de grues passant par là.

Une autre migratrice rare mais régulière, la marouette ponctuée. Elle est restée au domaine au moins 3 semaines pour se restaurer. C’est sans aucun doute la star du mois ! Ces oiseaux, plus communs à l’est de l’Europe qu’à l’ouest, nichent de façon éparpillée dans presque tous les départements Français. La population française est en diminution, principalement à cause de la perte de leur habitat aussi bien dans les zones de reproduction que d’hivernage (Afrique tropicale surtout, mais aussi Maghreb).

Nous avons aussi eu nos premiers petits gravelots et échasses blanches ! Mais il n’est pas rare que les premiers migrateurs ne soient pas les premiers nicheurs. Peut-être continueront-ils leur route. Autre limicole qui lui ne niche pas ici, le chevalier gambette. Trois d’entre eux ont été observés à la fin du mois. Toujours chez les limicoles, les chevaliers culblanc qui eux étaient présents tout l’hiver sont encore assez nombreux. Ils ne vont pas tarder à aller sur leurs sites de reproduction, dans la taïga de Scandinavie, Russie, des pays Baltes et de la Pologne, où ils nichent dans de vieux nids de merles ou de grives. Les bécassines des marais elles aussi vont bientôt partir, mais certaines resteront nicher dans le pays. Les hérons cendrés sont également moins nombreux, les adultes reproducteurs étant dans leurs héronnières.

Quelques vols de pipits farlouses passent au-dessus des champs et prairies. Les bergeronnettes grises sont nombreuses à être observées dans les pelouses, cherchant petits diptères et pucerons. Les pouillots véloces eux aussi sont en nombre, se délectant de diptères fraîchement éclos et du nectar des premiers arbres fleuris. Nous les entendons également chanter, ainsi que les linottes, les bruants zizi, les cisticoles, les roitelets triple-bandeau, les mésanges, les tariers pâtres et même les cochevis huppés. Les pics et les sittelles s’activent eux aussi dans le petit bois.

Les passereaux hivernants ne sont pas encore repartis, il reste toujours quelques grosbecs, pinsons du nord et tarins, mais leur nombre a sérieusement diminué.

Les canards aussi se font moins nombreux. Il reste encore quelques sarcelles d’hiver et quelques canards souchets ça et là, et une poignée de sarcelles d’été ont fait halte sur les étangs. Deux ouettes d’Egypte ont été photographiées également, c’est le deuxième passage cette saison !

Certains oiseaux ne perdent pas de temps et commencent déjà à construire leur nid, c’est le cas des cigognes blanches et des troglodytes mignons. D’autres sont plus en avance encore, certains canards colverts ont déjà eu des canetons ! Les martins pêcheurs, très discrets, commencent également à aménager leurs trous pour la nidification et sont plus rarement observés depuis les affûts.

Les milans royaux se font plus rare, et sont petit à petit remplacés par les milans noirs.

Côté mammifères, les chevreuils sont toujours aussi beaux avec leurs bois de velours, et les écureuils, eux, commencent à perdre leurs touffes de poils aux oreilles en prévision des beaux jours.

Les insectes s’activent de plus en plus dès qu’il fait beau, les premières aurores parcourent les chemins à une allure folle, accompagnées de citrons et de tircis. Les premières abeilles solitaires, pour le moment surtout des osmies cornues, ont pris possession de l’hôtel à insectes, nettoient les loges pour la future génération. Les pisaures sont nombreuses à affûter dans les hautes herbes, et les premières saltiques sont observées, chassant activement.

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Jessica
Recherche et rédaction : Jessica
Conseiller scientifique : Jean Joachim

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Les sélections de Février 2018

Ce mois de février a été un mois frais, avec deux épisodes neigeux et des températures parfois très basses. La neige n’est pas restée longtemps, juste assez pour que quelques jolies photos soient prises.

Les rapaces hivernants comme une bonne partie des buses variables et des éperviers d’Europe n’ont pas encore pris la route pour leurs quartiers d’été. En revanche, plusieurs grands groupes de vanneaux (600 en tout) ont survolé le domaine des oiseaux et certains s’y sont même posés, en compagnie d’un pluvier guignard. Ces groupes d’oiseaux commencent tranquillement à remonter vers le nord, en stationnant sur les zones où la nourriture est abondante.

Les parades de canards ont toujours lieu, nous observons régulièrement des colverts, sarcelles d’hiver ainsi que des souchets. Ces derniers sont souvent observés tourillonnant sur l’eau, faisant ainsi remonter les nutriments à portée de bec. Deux sarcelles d’été ont aussi été observées.

Les étangs sont animés par les pêches des grands cormorans, faisant des réserves avant de rejoindre leurs sites de nidification. Certains ont déjà leur plumage nuptial, avec la calotte et le cou blancs ainsi qu’une tache de même couleur à la cuisse. D’autres sont sombres avec le ventre blanc, ce sont des jeunes, qui acquerront leur plumage d’adulte au bout de 2 ans.

Il y a encore un peu d’activité à la mangeoire, les tarins, pinsons du nord et grosbecs casse noyaux ne repartiront que vers la mi-mars.

Les mâles chevreuils portent fièrement leurs bois recouverts de velours, velours qu’ils perdront entre le mois de mars et le mois de juin.

Fin février, le printemps commence à pointer le bout de son nez, avec les premières observations d’insectes et araignées en particulier lors des journées ensoleillées. Certains oiseaux commencent à chanter comme les mésanges, les merles, les grives musiciennes et les bruants zizi. Les rougeogorges et les troglodytes, qui chantent tout au long de l’hiver pour défendre leur territoire, sont également un peu plus bruyants.

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Sélections photos : Edith Lane & Jessica Joachim
Recherche et rédaction : Jessica Joachim
Support scientifique : Jean Joachim & Jean François Bousquet.

Nouvelle formule pour cette année 2018, n’hésitez pas à laisser vos commentaires, ça fait toujours plaisir aux bénévoles qui prennent de leur temps, bonne visite chers amis.

Sélections mensuelles JAN2018

      Un mois de janvier riche en diversité et en passereaux hivernants. Cette saison est celle des Grosbecs casse noyaux, descendus en masse dans nos contrées. Ce phénomène est certainement lié à un manque de nourriture das les zones classiques d’hivernage, et correspond à l’invasion de mésanges bleues et noires qui est également notable.

Les tarins ne sont pas en reste avec une centaine d’oiseaux se nourrissant autour de la mangeoire, et les pinsons du nord en plus faible nombre mais bien présents.

Ce mois-ci nous avons également une visite peu banale, celle de 4 Ouettes d’Egypte. Cet oiseau originaire d’Afrique et introduit volontairement ou non en Europe (Pays-Bas, grande-Bretagne et Allemagne) s’acclimate bien à nos latitudes. Le gros des populations françaises se situe dans le nord-est, mais petit à petit des individus se déplacent et s’installent ailleurs.

En ce qui concerne les lacs, les niveaux d’eau sont bien remontés ce qui permet d’observer et de photographier les oiseaux plus près des affûts comme les cormorans, les aigrettes et les limicoles hivernants (bécassines, chevaliers culblanc…).

Les points d’eaux sont aussi animés par les prémices des parades de canards comme les souchets et les sarcelles d’hiver. C’est aussi à cette époque que le dortoir des hérons garde-boeufs est le plus rempli, les oiseaux se dispersant plus tard pour aller nicher.

Bonne découverte.
LADDDO

Sélections photos : Edith & Régis
Recherche et rédaction : Jessica

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Les Sélections photos NOVEMBRE 2017

Les rigueurs hivernales sont arrivées et les oiseaux convergent vers les mangeoires. Les écureuils et les lapins ne sont pas en reste le tout surveillé par un épervier…

Une grande diversité d’espèces, des attitudes et des comportements parfois cocasses ont été habilement subtilisés par des photographes courageux ayant bravé le froid et l’humidité; ce qui nous offre une sélection de haut vol et de toute beauté.

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Sélections mensuelles OCT2017

Les prémices de l’automne ont magnifié le Domaine des oiseaux: feuillages colorés, ciels rougeoyants, ambiance pluvieuse ou brumeuse au petit matin…
Les photographes y trouvèrent l’inspiration au travers d’une palette d’acteurs diversifiée: oiseaux, libellules, lapins, écureuils, grenouilles, papillons…
Le Domaine Des Oiseaux se mua en un véritable éden offrant des observations et des clichés somptueux. Complexe de respecter le quota de photos attribuées d’où quelques unes en bonus ;)
Félicitations à toutes et tous.

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Sélections mensuelles SEP 2017

La fraîcheur matinale, la durée du jour qui s’amenuise, les feuillages aux couleurs chatoyantes annoncent l’arrivée de l’automne.
Nos amis à plumes migrateurs ne s’y trompent pas; ils entament leur long voyage et font halte pour certains au DDO… parfois sous l’oeil affûté des rapaces.
Tandis que d’autres arrivent sur le site pour hiverner.
Vos superbes photos illustrent merveilleusement ce chasser/croiser saisonnier avec une belle diversité, des ambiances, des lumières douces ou de feu et des attitudes parfois cocasses.

Edith & Régis responsables des sélections.

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LES SÉLECTIONS PHOTOS D’AOUT 2017

Malgré un été très chaud et très sec voyant les niveaux d’eau reculer, le domaine n’a pourtant pas été déserté. De nombreux oiseaux, insectes et fleurs ont bravé les éléments pour y séjourner ou faire une halte migratoire. La magie a encore opéré avec à la clé de bien beaux clichés. Bravo à toutes et tous.
Bonne rentrée et à bientôt.

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Les sélections photos de Mars 2017

Tout comme le printemps, les oiseaux sont arrivés dans leur domaine. Lieu de halte migratoire pour certains, tandis que d’autres y élisent domicile pour quelques temps. Les affinités, les chamailleries débutent chez les échasses; la quiétude des sarcelles, souchets s’en trouve perturbée. Ce regain d’activité n’échappe pas aux yeux affûtés de redoutables et superbes prédateurs tels les milans, épervier ou busard.

Une diversité d’espèces, de comportements offerts aux photographes qui surent les immortaliser merveilleusement.

Ce fut compliqué de n’en sélectionner que quelques unes…

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Les Sélections mensuelles FEVRIER 2017

Le printemps s’installe et les oiseaux sont de retour. Les grands cormorans et les aigrettes se gavent de poissons, les hérons mulotent, les passereaux dévalisent les mangeoires sous les yeux affutés de l’épervier . Au beau milieu de ce regain d’activité, de discrets visiteurs se laissent admirer telle l’oie rieuse, la perdrix ou encore la très discrète marouette ponctuée.

Félicitations pour vos somptueuses photos, à vos boitiers et au mois prochain.

Edith & Régis responsables des sélections mensuelles.

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