Compte-rendu SOIRÉES PAPILLONS DE NUIT

SOIRÉES PAPILLONS DE NUIT DU 11 AVR 2015

Nous avons réalisé le 11 avril 2015 un premier essai pour attirer des insectes. Par Christophe & Jessica

Papillons de nuits - 11 Avr 2015-1920HD
Cliquez pour agrandir

Détails :

Eupithécie couronnée (Chloroclystis v-ata) : De petite taille, mais ne passe pas inaperçu avec sa couleur verte. Elle possède une tache sombre en forme de « V » sur les ailes antérieures, d’où son nom. Ses chenilles se nourrissent des fleurs d’un grand nombre de plantes comme les Clématites, les Ronces, le Lilas, le Chèvrefeuille…

Eupithecia sp : C’est un genre qui comprend presque 100 espèces en France qui se ressemblent beaucoup pour la plupart, je ne suis pas capable d’affirmer les id avec certitude. Pour l’Eupithécie du Kermès, merci aux membres du forum « Le monde des insectes » de m’avoir aidée à les identifier.

Phalène ponctuée (Cyclophora punctaria) : Cette phalène aux jolies couleurs appartient elle aussi à un genre délicat avec des espèces pas toujours aisées à déterminer, d’autant plus que certaines possèdent des formes vernales et estivales qui sont différentes. Celle-ci était assez caractéristique de l’espèce, avec la ligne sombre des ailes rougie en son centre, la ponctuation et l’absence de point cellulaire bien visible. Sa chenille se nourrit sur le Chêne pédonculé. On m’a tout de même confirmé l’id de ce papillon.

Phalène distincte (Aleucis distinctata) : Elle peut paraître grise sans aucune marque distincte, mais finalement, elle porte bien son nom, car avec la zone sombre des ailes antérieures que l’on remarque en observant avec un peu de recul, les lignes de points sur le bout des ailes et les petits triangles blancs sur son corps, elle ne peut être confondue qu’avec peu d’espèces. Elle vole très tôt dans la saison, en une génération de mars à avril. Sa chenille se nourrit de prunellier.

Citronnelle rouillée (Opisthograptis luteolata) : Elle est très colorée et a des faux-airs de papillon de jour. On ne peut pas la louper quand elle se pose sur le drap, et est assez abondante. Elle s’observe également de jour. Sa chenille se nourrit d’un grand nombre de plantes comme les Aubépines, les Prunelliers, les Noisetiers, les Églantiers…

 Noctuelle de la patiente (Acronicta rumicis) : Et encore un genre compliqué ! Pour celle-ci, mon hypothèse a été également approuvée par un connaisseur (Lépinet). Cette espèce se reconnait des autres semblables grâce au genre de « V » clair sur le bord interne des ailes antérieures. Pas toujours simple à apprécier. Sa chenille se nourrit sur diverses plantes basses comme le Plantain, les Ronces, les Chardons…

Leucanie sicilienne (Mythimna sicula)/Leucanie des steppes (Mythimna alopecuri) : Ce sont deux espèces que l’on ne peut séparer sur simple photo, bien que la sicilienne soit beaucoup plus fréquente, et que celle des steppes se rencontre plus dans les pelouses steppiques de moyenne altitude, mais on ne sait jamais ! Il existe plusieurs sous espèces, avec des apparences parfois très différentes. Les chenilles se nourrissent sur diverses graminées.

Noctuelle des Abbés (Conistra staudingeri) : Alors celle-ci était assez coton, la on m’a carrément identifié la bête car mes hypothèses n’étaient pas bonne et je n’en étais pas sure. C’est une espèce de coloration très très variable, il existe des formes claires presque blanches. C’est le papillon qui passe l’hiver, et la chenille est polyphage.

Noctuelle du coudrier (Colocasia coryli) : Pas de soucis pour celle-ci, mi-sombre mi-claire. La chenille se nourrit sur diverses plantes et arbres, Chênes, Noisetiers, Aubépines, Aulnes, Bouleaux…

Xanthie safranée (Jodia croceago) : Jolie noctuelle de couleur claire qui passe l’hiver sous sa forme adulte. Sa chenille se nourrit de divers arbres comme les Chênes, le Hêtre commun, les Érables…

Cnephasia sp. : Ces tordeuses sont un peu comme le genre Eupithecia, compliquées.

Cochylis atricapitana : Cette petite tordeuse a des dessins noirs et blancs placés de manière caractéristique, et sa tête est entièrement noire. La chenille se nourrit du Séneçon de Jacob, consommant tout de la plante selon la génération, fleurs, tige, racines.

Écaille cramoisie (Phragmatobia fuliginosa) : Très abondante, cette écaille ne passe pas inaperçu quand elle ouvre ses ailes. Son abdomen rouge vif contraste bien avec ses ailes. La chenille se nourrit de diverses plantes (finalement, beaucoup de chenilles sont polyphages) comme les Pissenlits, les Myosotis, les Gaillets…

Museau (Pterostoma palpina) : Ce papillon assez impressionnant est venu à la fenêtre du cabanon pendant qu’on était en train de tout ranger. On le reconnait facilement grâce à ses palpes très développés et poilus. La chenille se nourrit sur divers feuillus comme les Saules, les Aulnes, les Chênes…

Coccinelle à 16 macules (Halyzia sedecimguttata) : Cette coccinelle vient souvent à la lumière la nuit. Elle se nourrit essentiellement de micro-champignons qu’elle se procure en rongeant les feuilles, mais peut aussi consommer des pucerons.

Chlaeniellus vestitus : Il fait partie de la grande famille des carabes. Il est toutefois facilement reconnaissable grâce à l’élargissement sur le bout des élytres de la bande jaune qui borde ces dernières. Si on l’embête, il dégage une forte odeur désagréable, différente de celle des punaises, mais tout aussi forte !

Limnephilidae sp. : C’est une famille complexe, d’insectes appelés Trichoptères. Leurs larves se nomment porte-bois et vivent dans l’eau.

Netelia sp. : Encore un genre à s’arracher les cheveux, elle restera donc en sp. Les Hyménoptères, c’est très galère. Il existe des genres très proches, mais avec la nervation alaire, on les sépare facilement. Encore faut-il avoir une image qui la montre correctement, ce qui n’est pas simple quand les ailes sont repliées. Voir ce lien très intéressant pour les différences de nervation : www.insecte.org/spip.php?article43

SOIRÉES PAPILLONS DE NUIT DU 30 AVR 2015

Papillons de nuits - 30 Avr 2015

Cliquez pour agrandir

Liste des espèces rencontrées lors de la 2ème sortie papillons de nuit. Par Christophe & Jessica

Acidalie blanchâtre (Idaea subsericeata) : Au nombre de deux, ces petites phalènes n’ont pas été très simples à identifier, j’ai recu de l’aide. Elles sont d’apparence assez variable, avec des lignes plus ou moins marquées sur les ailes. La chenille se nourrit sur diverses plantes comme le plantain ou les pruniers par exemple.

Acidalie dégénérée (Idaea degeneraria) : Une autre du même genre, mais pour celle-ci l’identification est plus simple grâce à la ligne des ailes antérieures qui se prolonge sur les postérieures et à sa position assez proche de la base. Le point discal de l’aile antérieure est situé à l’intérieur de cette bande sombre. Elle est tout de même variable. La chenille se nourrit sur diverses plantes comme les ronces, les liserons, les scabieuses…

Aspilate ochracée (Aspitates ochrearia) : Ce joli papillon de couleur jaunâtre est facilement reconnaissable grâce à ses deux lignes sombres et à son point discal sur les ailes antérieures. Le fond de ses ailes est moucheté de sombre. La chenille est polyphage et se nourrit entre autre de scabieuses, de thyms, de lavandes, de carottes… C’est elle qui passe l’hiver.

Hémithée éruginée (Jodis lactearia) : Une phalène blanche avec les ailes postérieures pointues en leur centre. Deux fines lignes traversent les ailes antérieures et postérieures. Sa coloration générale varie et peut également être beige ou verte. La chenille est polyphage.

Citronnelle rouillée (Opisthograptis luteolata) : Rencontrée à la sortie précédente, elles étaient cette fois-ci plus nombreuses (4 contre 1 le 11 avril). Elles sont toujours aussi agréables à regarder du fait de leur coloration vive pour un papillon nocturne (qui vole aussi de jour d’ailleurs). La chenille est polyphage.

C noir (Xestia c-nigrum) : Ce papillon a un joli dessin rectangulaire noir sur les ailes antérieures traversé par une sorte de « C » beige. Une tache en forme de rein appelée tache réniforme se situe sous le rectangle noir. La chenille se nourrit sur de nombreuses plantes herbacées.

Leucanie sicilienne (Mythimna sicula)/Leucanie des steppes (Mythimna alopecuri): Un autre individu de ce duo infernal est venu au drap. Elle ressemblait beaucoup à celle rencontrée le 11 avril.

Noctuelle de la tomate (Helicoverpa armigera) : Elle est assez variable, de couleur beige à orangé. Une bande sombre traverse les ailes près du bord postérieur, au-dessus se trouve une taché réniforme elle-même située dans une zone plus claire. Sa chenille se nourrit sur diverses plantes herbacées comme la tomate, les œillets, le maïs… Elles consomment tout ou presque, feuilles, boutons, fleurs et fruits. Elles peuvent commettre d’importants dégâts.

Point blanc (Mythimna albipuncta) : Elle appartient au même genre que le duo de leucanies, mais est plus simple à identifier. Elle est de couleur assez uniforme, brun rougeâtre plus ou moins pâle, et possède un poin blanc bien visible sur les ailes antérieures. La chenille se nourrit de graminées et de plantes basses.

Écaille lièvre (Spilosoma lutea) : Une belle écaille, qui ne possède pas de couleurs vives sur les ailes postérieures mais est jaunâtre tacheté de noir. Les taches ont une position caractéristique. C’est un mâle, les femelles sont plus blanchâtres. La chenille se nourrit de beaucoup de plantes basses, d’arbres et d’arbustes.

Écaille tigrée (Spilosoma lubricipeda) : Une autre espèce d’écaille, toute blanche parsemée de petite taches noires assez nombreuses. Son abdomen est orange à taches noires. Les chenilles peuvent courir très rapidement et se nourrissent de nombreuses plantes basses.

Manteau jaune (Eilema sororcula) : Plus fine que les trois autres, cette écaille est toutefois plus colorée avec sa teinte jaune vif. Ses pattes et ses antennes sont sombres. Sa chenille se nourrit de lichen.

Patte-Etendue (Calliteara pudibunda) : Ce papillon de couleur grisâtre porte bien son nom. Au repos, elle se tient en effet la première paire de pattes, très poilue, largement en avant. Son thorax est également très poilu. Les chenilles sont très polyphages.

Écaille cramoisie (Phragmatobia fuliginosa) : Un peu plus discrète que la première fois, il y en avait quand même deux sur le drap. Inconfondable avec ses ailes sombres contrastant bien avec son abdomen rouge vif. La chenille se nourrit sur un grand nombre de plantes basses.

Cnephasia sp : Nous avons encore eu sur le drap une tordeuse du genre Cnephasia.

Louvette (Pharmacis lupulina) : La louvette est de couleur gris/brun avec une série de taches blanches obliques. Cette espèce pond ses œufs au hasard, en plein vol. Les chenilles se nourrissent des racines de nombreuses plantes basses et potagères.

Bombyx de la ronce (Macrothylacia rubi) : Deux femelles de ce papillon d’assez grande taille sont arrivées sur le drap. Elles ont volé sans arrêt et ne se sont pas fixées avant un long moment. Puis elles ont fini par pondre plusieurs grappes d’œufs, sur le drap mais également sur nos habits ! Dès qu’elles se fixaient sans bouger, elle se mettaient à pondre. Nous avons à chaque fois « décollé » les œufs de leur support (au contact de l’air, ils durcissent et se figent là ou ils ont été pondus) et les avons mis dans la haie en friche d’à côté, posés sur une feuille. Quand les femelles ont terminé leur ponte, elles se sont fixées sur le drap et sont restées immobiles jusqu’à la fin de la soirée. On peut voir le mâle de cette espèce de papillon voler de jour, alors que les femelles sont plutôt nocturnes. La chenille est polyphage et ses plantes hôtes sont très nombreuses.

Rhantus suturalis : Ces dytiques ont eux aussi été attirés par la lumière. Ils étaient surement à la recherche d’une nouvelle mare, ou quittaient la leur. Le dispositif est installé juste à côté d’un point d’eau. Ces coléoptères volent très bien. Ils sont carnivores et adorent les larves de moustique.

Chlaeniellus vestitus : Vu aussi la première fois, il est resté posé tout en haut du drap.

Hanneton commun (Melolontha melolontha) : Ce gros coléoptère peut parfois voler en masse la nuit. Il est de couleur brune et ses antennes sont terminées par un éventail de petites lamelles, qu’il peut déplier à sa guise. Il se nourrit de feuilles. La larve est un gros ver blanc qui vit sous terre et se nourrit de racines.

Rhagio tringarius : Nous avions déjà rencontré cette mouche l’année dernière, dans la même prairie, mais de jour. Je ne savais pas qu’elle pouvait venir à la lumière. On la trouve dans la végétation humide.

Cyclosa oculata : Cette toute petite araignée possède 4 tubercules à l’arrière de l’abdomen (le 4ème n’est pas bien visible). Sa toile est tissée près du sol, et elle se tient en son centre, pattes repliées, au milieu d’une ligne verticale faite de restes de proies. Elle est ainsi très difficile à repérer.

VISITER NOTRE FORUM